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Parfois, la vie nous réserve quelques surprises, et c’est ce qui m’est arrivé en ce début d’année. Je viens de gagner le championnat du monde d’improvisation et pourtant en 2016 je ne savais même pas ce que c’était qu’un match d’impro.

 

Démarrage difficile

Le 1er janvier, alors que je suis encore un peu sous les effets de l’alcool de la veille suite à une soirée passée dans une célèbre boîte de nuit parisienne aux côtés de Kanye West et Snoop Dogg, je glande et ouvre internet. Je vais sur Youtube et je tombe sur une vidéo d’un improvisateur New-Yorkais. Je me marre, je trouve ça franchement top et je met un pouce bleu ainsi qu’un commentaire pour lui dire que franchement ce qu’il fait déchire.

Il me répond en me disant (je vous traduis) : « tu veux apprendre ? Prends un billet pour NYC et je te forme ». En temps normal c’était mort, mais cette année il faut croire que la chance est avec moi car j’avais dans ma poche un jeu à gratter que je n’avais pas encore encaissé d’une valeur de 5000€.

Je vais voir mon buraliste et première surprise : sa porte est fermée. Merde, on est le 1er janvier. Ok, je rentre chez moi et me pose de nouveau en me disant que je commanderais les tickets demain, le départ n’est prévu que pour le 5 janvier. Je matte les vols et je vois qu’il ne reste qu’une place disponible. Panique, le départ suivant est une semaine après et ça me ferait rater le début de la formation.

Je prends ma bagnole et fait un à un tous les buralistes jusqu’à en trouver un ouvert à Marne-la-Vallée, à l’intérieur de Disneyland. Vu que j’avais payé mes billets pour pouvoir rentrer et voir le buraliste, j’en ai profité pour faire un petit Space Mountain. J’avais légèrement oublié que j’avais picolé la veille et j’ai pu revoir une de mes parts de pizza sur un des vigiles qui l’a très mal prit et m’a cassé la gueule.

 

Le rêve américain

5 janvier, je décolle et j’arrive quelques heures après à NYC. Mon formateur* est là. Il me prend dans sa Ferrari et direction Broadway où je vais suivre un programme intensif : 2 semaines d’entraînement physique, 2 semaines d’entraînement vocal, 2 semaines d’entraînement à la comédie et enfin 14 représentations à Broadway pour parfaire mon jeu.

Les jours défilent et je ne les vois pas passer. Comme dans Matrix, j’ai l’impression qu’on insère une à une toutes les disquettes qui vont faire de moi le maître de l’impro. Mon seul regret ? Que tout ça se finisse trop vite.

On arrive déjà à la fin de l’entrainement de comédie dans laquelle on nous enseigne tout : l’impro selon Keith Johnstone, la méthode Stanislavski etc.

Je joue enfin devant un public et lors d’une improvisation seul-en-scène, le trou. Je ne sais plus quoi dire, ni quoi faire. Je me rappelle mes cours et trouve la réponse dans mon subconscient : je vois mimer une masturbation. Le public rit comme jamais, se roule par terre et c’est une standing ovation.

 

Champion du monde

Je me fais repérer par un mec qui vient d’ouvrir une ligue d’impro nommée la LII, Ligue Intergalactique d’Impro. Le mec me dit qu’il a besoin de mon talent et qu’on joue le lendemain un match pour la qualification en coupe du monde.

Je le retrouve le lendemain et découvre mon équipe : Ryan Gosling, qui ne joue pas si mal mais improvise avec beaucoup de difficulté, Matthew Mcconaughey avec qui je me suis battu à cause d’une divergence de point de vue sur le monde la finance et Wall Street. Côté filles, on jouait avec Keira Knightley, Scarlett Johansson et Sophie Caron.

Tout le monde est très bon mais vient le moment de l’impro seul-en-scène : je monte, je me souviens de la veille et je refait la même chose. Acclamations pendant 10 minutes. A la fin du monde, mon équipe perd mais je deviens champion du monde d’improvisation. Tout ça en 2 mois.

 

* Le formateur m’a demandé de garder son anonymat car il croule déjà sous les demandes.

Propos récupérés et traduits par Max auprès du nouveau champion du monde d’improvisation John April.


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