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Dès que tu as un peu d’expérience, tu commences à comprendre qu’il existe des trucs pour te te la raconter et montrer à quel point tu connais le monde de l’impro. Du coup, tu en uses et en abuses, parce que « hey, ça fait 10 ans que je fais de l’impro ». On révèle les techniques de ces personnes prêtes à tout pour se la péter un petit peu :

  1. Sauter par dessus la patinoire
    Quoi ? Tu passes par la porte ? C’est so 80’s. Non, tu sautes par dessus la patinoire pour montrer ta fougue, ton énergie. Et puis bon, passer par la porte c’est vraiment hyper scolaire. Sois rebelle un peu bon sang !
  2. Monter sur scène dès les premières secondes de caucus
    Bon, on ne peut pas trop t’en vouloir car nous non plus on n’aime pas trop le caucus. Mais avoue que 90% du temps, tu ne le fais pas pour prendre corps dans ton personnage mais plutôt juste pour montrer au public quel guerrier tu es, hein ?
  3. Jouer une impro solo
    Quand tu as commencé l’impro, tu as tanné toute ta famille avec le discours de « c’est génial, on rencontre des gens et on joue avec. C’est fou, l’impro c’est vraiment le groupe, la troupe ». Et maintenant que tu connais 2-3 ficelles, tu adores montrer au public que tu peux tenir la scène tout seul 4 minutes. On va te dire un secret : chez Caucus, on ne comprend pas l’intérêt des impros solos. C’est pas contre toi hein, mais nous on croit encore à ça : la beauté de l’improvisation, c’est de découvrir chez l’autre l’histoire qu’il ne connait pas encore.
  4. Faire 15 fautes quand tu vas être exclu
    De manière générale : montrer que tu connais le règlement mieux que l’arbitre et en jouer. Une sorte de méta impro quoi. Oui, on le sait, quand tu es exclut d’un match d’improvisation, tu repars avec tes fautes et donc tu peux en faire 15 ou 1 c’est pareil. Mais quand tu te lances dans ton délire de faire des fautes juste parce que le règlement est faillible à ce sujet, tu te rends compte que tu démolis légèrement l’impro hein ?
  5. Chanter, danser, jouer d’un instrument…
    Alors attention : parfois c’est génial, ça a du sens dans l’impro et MERCI. Mais bon, le mec qui te fait un salto sur scène à chaque spectacle, tu ne vas pas me faire croire que c’est pas un petit peu provoqué et qu’on tombe comme par hasard à chaque fois sur l’improvisation où on a ABSOLUMENT besoin d’un mec qui sait faire un salto. Comme pour la chantée ou la dansée qui est chasse-gardée d’une ou deux personnes dans l’association qui montent à chaque fois sur ces catégories parce que « moi je sais chanter ok, alors dégagez les nuls ».
  6. Faire de l’origami avec son maillot
    Encore une fois : parfois, le maillot est un super accessoire de jeu en match. Mais passer tout le caucus ou 3mn sur le banc à ne même pas écouter l’impro tout ça pour faire un haut-de-forme avec ton maillot, est-ce vraiment utile ? Ne pourrait-on pas mettre toute cette énergie dans, je sais pas, le jeu d’acteur par exemple ? Après je dis ça je dis rien…
  7. Parler avec quelqu’un juste avant le coup de sifflet
    On t’explique le truc, tu l’as probablement déjà vu. Le joueur est sur scène, il attend le coup de sifflet et pendant ce temps d’attente, il déconne avec un pote sur le banc ou le public. Et pile au coup de sifflet, à la seconde exacte, il se met à prendre une posture corporelle et à jouer. Histoire de montrer à tout le monde « t’as vu ? En 1 seconde je passe de moi à un personnage. Hop magie ». D’accord, mais euh… Pourquoi ? On a fait une étude avec le CNRC (Centre National de Recherche de Caucus, pour ceux qui ne connaitraient pas) et on est formel : ça nuit à l’impro et à la relation à l’autre joueur ce genre de démarrage un peu bourrin. Sans parler du jeu de comédien.

Et toi, c’est quoi tes trucs pour te la raconter ?


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