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Encore un exercice où il faut savoir compter, mais seulement jusqu’à 5. Et savoir dire BIP. Finalement, il semble qu’on puisse dire que c’est à la portée de quasiment tous. Et comme souvent avec les exercices les plus simples, il est diablement efficace !

 

Principe de base

Tout le monde s’assied, en cercle. On peut garder les yeux ouverts, l’enjeu n’étant pas l’écoute au même sens que dans un comptage collectif. L’idée est assez simple : on désigne une personne qui va démarrer l’exercice. Cette personne regarde, au choix, la personne à sa droite ou à sa gauche. Cela indique dans quel sens on va tourner (le sens ne changera pas par la suite).

Puis, la première personne dit 1. La personne qu’elle a regardé dit 2. La suivante 3. Puis 4 et 5. Pour le moment, pas de BIP, histoire de se mettre en jambe. Une fois qu’on est arrivé à 5, on resdescend (4, 3, 2, 1) puis on remonte (2, 3, 4, 5) et ainsi de suite. On ne répète jamais deux fois d’affilée un chiffre (il n’y a donc qu’une fois 1, une fois 5).

Jusque-là, c’est assez simple (quoi que…). Une fois qu’on arrive à enchaîner les montées et les descentes, à un rythme soutenu et sans erreur, on efface le 4 qui devient BIP. Et on continue la même chose, sauf que ça donne 1 2 3 BIP 5 BIP 3 2 1. A lire, ça a l’air très facile… Mais il y a toujours des gens pour qui ça n’est pas si simple, on te l’assure. Et si ça l’est : accélère.

Bien entendu, on peut encore corser le jeu (en sautant un chiffre, en remplaçant encore un chiffre par un mot, en permettant de changer de sens…).

 

Règles officielles de Caucus
  1. On se met en cercle, assis
    On peut garder les yeux ouverts. On prend le temps d’être tous focus, éventuellement quelques respirations ensemble.
  2. On désigne celle ou celui qui démarre
    Pour le lancement, c’est comme tu veux. Ensuite, ce sera toujours celle ou celui qui s’est planté qui relance.
  3. La personne qui démarre regarde celle qui est à sa droite ou à sa gauche
    On prend une seconde pour avoir un vrai échange de regard : le but, c’est de réussir tous ensemble, pas de planter la personne à côté de soi.
  4. La personne qui démarre dit « 1 »
    Lourde responsabilité, mais tu devrais t’en sortir.
  5. On continue la suite
    2 3 4 5 4 3 2 1 2…
  6. Dès qu’on est bien, on rajoute les BIP
    Et on revient au titre de l’article : 1 2 3 BIP 5 BIP 3 2 1 2 3 BIP…
  7. Si on se plante, on redémarre
    A partir du point numéro 3.

 

Façons alternatives de jouer

C’est le genre de petit exercice qu’on peut faire évoluer à l’infini. Quelques pistes :

  • Permettre le changement de sens
    Ça se joue juste au regard. Quand tu dit ton chiffre, tu regardes à droite ou à gauche la personne qui devra continuer la suite
  • Permettre le changement de sens (plus difficile)
    Ça ne se joue plus au regard, mais juste au mot qui est dit. Si c’est BIP, ça continue dans le sens habituel. Si c’est BOP, ça change de sens. Ça veut dire qu’on peut faire 1 2 3 BIP (même sens) 5 BOP (ça revient à la personne qui vient de dire 5, qui devra dire 3) etc. C’est clairement la règle qui ajoute le maximum de difficulté.
  • On remplace encore un chiffre par un mot
    Et à la fin, tu te retrouves avec TIC TAC TOP BIP TRUC BIP TOP… Attention quand même à ce que ça reste un exercice permettant de développer la réactivité et l’écoute, et pas la mémoire 😉

 

Intérêt en impro ?
  1. La réactivité
    Il ne faut rien lâcher, être toujours présent•e dans cet exercice.
  2. Le rythme
    Ça a l’air secondaire, mais pas tant que ça. Tenir un vrai rythme constant n’est pas facile dans ce genre de jeu, et pourtant il faut en être capable. A la fois pour garder une difficulté constante et croissante, mais aussi pour s’habituer à tenir le tempo.
  3. L’écoute
    Plus spécifiquement : l’attention.

 

C’est sûr que chacun•e d’entre vous a sa propre règle pour ce jeu. Tu partages ?


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