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Depuis notre plus tendre enfance, nos parents nous racontent des histoires. La catégorie contée, en plus d’être une excellente madeleine de Proust, a le mérite de permettre une construction différente de ce que l’on fait d’habitude en improvisation.

 

La contrainte

Cela parait évident, mais c’est encore plus clair en l’écrivant : il faut forcément un conteur. Il prend en charge les parties narratives de l’histoire et crée un lien avec le public. Le conteur peut lui-même être un personnage qui raconte l’histoire qu’il a vécu ou simplement l’improvisateur qui parle au public.

Les moments improvisés, où l’on rentre au coeur de l’histoire, vont donc s’entremêler avec les moments de narration pure où c’est le conteur qui prendra la parole. Il est convenu que le narrateur s’abaisse ou du moins soit moins visible lorsque les improvisateurs jouent une scène afin de clarifier l’ensemble.

Autre subtilité, la catégorie contée peut être agrémentée d’un style de conte bien particulier : conte de fées, conte de Noël, conte médiéval, conte ethnique… Il faudra alors non seulement respecter le format du conte mais aussi la sous-catégorie imposée.

 

Impro type

* Joueur 1 joue le rôle du conteur, Joueur 2 est sur scène *
Joueur 1 : Il y a 20 ans, un homme surnommé Samuel venait de débarquer sur une île jusqu’alors inconnue…
* Joueur 2 joue l’arrivée sur l’île, avec une tempête et un petit radeau *
Joueur 2 : Ohé, il y a quelqu’un ? Je m’appelle Samuel, je me suis perdu 123 jours en pleine mer. Aidez-moi.
Joueur 1 : Heureusement pour lui, l’île était habitée par un homme qui venait lui-même d’arriver une heure auparavant.
Joueur 3 : Sam ? Mais qu’est-ce que tu fais ici ? Papa et maman vont être super inquiets de ne pas nous voir rentrer ni l’un ni l’autre.
[…]

L’importance de ce type de récit est d’éviter au maximum la paraphrase (les joueurs doivent proposer d’avantage que simplement refaire ce que vient d’énoncer le conteur, et inversement). Bien sûr, c’est un conte donc en général une aventure ou en tout cas le parcours d’un personnage. On peut essayer de faire un conte à partir d’un dîner en famille un dimanche soir d’hiver, mais ce n’est pas la manière la plus évidente d’y arriver.
 

Recette idéale

Spectacle privilégié : Match (comparée)

Nombre de joueurs : illimité

Durée : 6mn

 

Pièges possibles
  • La paraphrase. Le conteur fait avancer les joueurs. Les joueurs font avancer l’histoire aussi.
  • L’omniprésence. Que ce soit le conteur ou les joueurs, on doit alterner régulièrement, avec une place bien sûre légèrement plus importante pour les joueurs qui incarnent les personnages de l’histoire.
  • Le manque d’écoute. Le conteur et les joueurs doivent tout entendre et tout savoir de ce que l’autre a dit pour ne rien trahir de ses paroles.
  • La banalité. La catégorie contée doit faire voyager, le personnage doit accéder au rang de héros ou du moins un changement dans sa vie doit avoir lieu entre le début et la fin du conte.

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