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Comme souvent, ce sont les idées les plus simples qui sont les plus efficaces. Le comptage collectif est un exercice terriblement puissant, qui soude le groupe et améliore l’écoute.

 

Principe de base

On peut le faire en marchant, comme on le verra dans les alternatives, mais disons qu’on va plutôt le faire en cercle pour cette fois. Tous assis, histoire de pouvoir vraiment porter son attention sur les autres. On prend une position confortable, et autant que possible on n’en bouge pas : pas de soubresaut ou autre geste parasite. On ferme les yeux.

On prend le temps d’obtenir une respiration commune. Tous ensemble, on cale nos inspirations et expirations, pour accentuer encore notre rapport au groupe. Celui qui le sent lance le compte en commençant par le chiffre 1. Puis, une autre personne dira 2, une autre 3…

On lance les nombres de manière affirmée, en assumant la place qu’on prend l’espace d’un instant. On n’essaie pas de tricher, l’exercice perdrait tous son intérêt si jamais on prévenait du fait qu’on allait dire un nombre en prenant une inspiration plus forte que les autres, par exemple.

Dès qu’on est deux personnes à dire un nombre en même temps, le comptage collectif s’arrête et reprend depuis le début (à un, donc). Le but du jeu : essayer d’aller le plus loin possible. Si possible, du premier coup.

 

Règles officielles de Caucus
  1. On se met en cercle, assis, les yeux fermés
    On ne se touche pas. On est en lien avec les autres, sans avoir besoin de contact
  2. On prend une respiration collective
    Cela peut durer une minute. Il s’agit de démarrer quand tout le monde est au diapason. Attention cela dit : c’est aussi de la responsabilité de tous, individuellement, de rapidement se synchroniser avec le reste du groupe et de ne pas faire attendre tout le monde.
  3. Quelqu’un lance le comptage
    Même à 1, si deux personnes le disent en même temps, on recommence.
  4. On continue de compter jusqu’au plus loin possible
    Le but du jeu, c’est que ça tourne : une même personne ne peut pas dire deux nombres d’affilés. On n’a pas besoin d’imposer aux gens de participer, mais à chacun de prendre conscience de sa position dans le groupe : tu dis un chiffre sur deux ? Attention, laisse la place aux autres et fais leur confiance en les laissant aussi prendre leur place. Tu n’as rien dit et on est déjà à 15 ? Il est temps de te bouger, tu ne peux pas rester passif !
  5. Si on se trompe, on repart à 1
    L’improvisation restant l’art de l’échec, on n’appuie pas son erreur. Pas de rire, pas de « désolé ». On n’ouvre pas les yeux, à aucun moment. On reprend quelques secondes à respirer tous ensemble, et on y retourne.
  6. Quand on termine, on ouvre les yeux
    Théoriquement, tu viens de vivre un beau moment collectif. On ne gâche pas cet instant en se levant directement ou en enchaînant avec une vanne. On prend juste quelques secondes pour se regarder, dans le calme, puis on peut se lever et repartir sur autre chose.

 

Façons alternatives de jouer

On peut trouver mille alternatives à cet exercice, en voici quelques unes (qui peuvent se cumuler)

  • Décomptage collectif
    Si on souhaite se donner un objectif clair, un but à atteindre, on peut aussi démarrer à 20 par exemple (ou autre) et descendre jusqu’à 1, puis s’arrêter. L’exercice ne prend théoriquement fin que quand on y est arrivé, du coup.
  • Compte avec limite
    La même chose que l’exercice précédent, mais à l’endroit : on dit qu’on veut atteindre 20, on commence à 1. Quand on y arrive, c’est fini.
  • En marchant dans l’espace
    Alors forcément, on garde les yeux ouverts dans ce cas. Il s’agit alors de travailler en multi-tâches : je dois équilibrer l’espace, marcher tout en gardant mon attention portée sur les autres pour arriver à compter collectivement.
  • Dire son prénom
    Pour simplifier le jeu ou l’appréhender la première fois, on peut aussi juste dire son prénom. L’objectif est que tout le monde dise le sien. Quand on l’a fait, ça s’arrête. Au moins, tout le monde participe.
  • Limiter le nombre d’interventions par personne
    Si on souhaite homogénéiser la prise de parole, on peut aussi donner comme objectif à atteindre 3 fois le nombre de participant•e•s (10 participants = atteindre le nombre 30). Puis, on donne à chaque participant•e 3 prises de paroles. Comme ça, on est sûr que tout le monde parle autant.

 

Intérêt en impro ?
  1. L’écoute
    Si le comptage collectif est bien réalisé, le groupe devrait en garder les bénéfices quelques heures, sauf bien sûr si on casse tout derrière.
  2. Le groupe
    Cela peut être un beau moment à vivre ensemble. Pour beaucoup de coachs, cet exercice est un standard, voir un rituel.

 

Le comptage collectif, tu le connais sous une autre forme ?


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