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Faire de l’improvisation, c’est décider de passer des moments forts en chocolat, pouvant aller de l’euphorie à l’envie de se cacher 6 pieds sous terre. On parle hyper souvent des bienfaits de l’impro, mais on est tous d’accord pour dire que cette discipline peut nous rendre complètement bipolaires. Voici 8 coups de mou qu’on subi fréquemment :

  1. Bloqué !
    Le fameux spectacle où tu n’arrives pas à entrer sur une impro ! Pourquoi ? Toi-même tu ne peux l’expliquer… Tout ce que tu sais, c’est que tu vois les joueurs défiler devant tes yeux à 800 à l’heure et que tu ne comprends pas comment ils font pour trouver toutes ces idées géniales !
  2. “Non, pas lui/elle…”
    Ce que tu craignais le plus arriva : ton ex est dans le public, et tu n’as pas du tout envie de jouer devant lui/elle, mais alors pas du tout… Tu n’arrêtes pas d’y penser, ça te mets la pression, tu fais n’importe quoi en jeu. Cela marche aussi avec: ta mère/ton rencard d’hier soir/ta belle-mère/ton client/ta classe entière/François Hollande.
  3. Le diktat du fun
    Il y a des jours comme ça où on n’est pas dans un super bon esprit pour jouer un spectacle d’impro : fatigue, déprime d’hiver, largué la veille et j’en passe. Et puis il y a les autres, tes partenaires de jeu qui te rabâchent : “il faut juste s’amuser”, “on est là pour jouer”, “allez, c’est cool”. La non-envie de jouer se double de la culpabilité de ne pas arriver à s’éclater, et là, si tout se passe normalement, tu passes un bon moment de merde.
  4. La fête de tes 15 ans (suite logique du diktat du fun, pouvant cependant en être dissocié)
    On a tous connu des fêtes atroces dans lesquelles tout le monde est bourré et s’amuse, sauf toi. Toi tu es assis sur un canap’, seul, à siroter le même verre depuis 1h30 en regardant les autres rire et danser, sans réussir à te sentir dedans. Ce monde fait de confettis et de tequila paf te semble soudainement hostile car tu en deviens spectateur. En impro, pas d’alcool ni de canapé, mais une solitude sur le banc avec ta bouteille d’eau comme seul réconfort s’impose à toi, en attendant que le calvaire finisse.
  5. Le focus
    Il s’est passé un truc dans le match qui t’a énervé ou déstabilisé : une faute injuste sifflée par l’arbitre, une remarque d’un autre joueur, une rudesse de l’équipe d’en face et là… Ton petit cerveau chéri décide de se focaliser dessus et tu n’as plus envie de jouer, mais alors plus du tout DU TOUT !
  6. La panne
    “J’ai pas d’idée…”, “non mais là je ne sais pas du tout quoi faire ou dire…”, “mais c’est fou d’avoir zéro idée comme ça…”, “je peux pas rentrer, je ne sais pas quoi faire…”, “J’ai pas d’idée j’ai pas d’idée j’ai pas d’idée j’ai pas d’idée j’ai pas d’idée j’ai pas d’idée j’ai pas d’idée”
  7. L’oeil de Moscou
    Erreur de débutant mais pas que… L’oeil de Moscou, c’est TON oeil ! Celui qui pendant une impro te dit que ce que tu es en train de faire “c’est nase”, “oui hyper nase”, “mais arrête de te dire que c’est nase tu es censé être dans ton personnage”, “non mais c’est hyper-nase de trouver que tu es nase là maintenant”… La schizophrénie te guette.
  8. Le cercle vicieux
    Il regroupe presque tout ce qui a été mentionné ci-dessus mais se perverti dans un élan de masochisme : “je n’arrive pas entrer aujourd’hui”, “en plus je ne m’amuses pas du tout avec eux parce que dès que j’entre, je ne fais que de la merde”, “en plus, il y a Charles-Henry qui me regarde de son air méprisant dans le public”, “aaaaaaaaaah je ne sais pas quoi faire”, “de toute façon, j’arrête l’impro”.

Rassurez-nous, on est pas les seuls à avoir des coups de mou de temps à autre ?


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