0
Partages
Pinterest Google+

L’improvisation, c’est avant tout un art de comédien. Et la matière avec laquelle travaillent les comédiens, ce sont les personnages ! Du coup, si on ne va pas au bout du bout de son personnage, si on fait quelque chose que son personnage n’aura jamais pu faire, c’est un refus de personnage !

 

Le geste

Le geste le plus théâtral de tous, celui qui rappel la Commedia Dell’arte

  1. L’arbitre lève sa main, doigts écartés (comme s’il tenait sa tête dans sa main) et la place face à son visage
  2. Il pointe du doigt le joueur fautif ou le banc de l’équipe incriminée

L’arbitre veillera à ne pas s’étouffer avec sa propre main et bien laisser une distance respectable entre sa main vengeresse et son beau visage.
 

Quelques exemples pour mieux comprendre

Ah, mon beau Gérard, vous êtes la substantifique moelle de cette maison. Allez bisous !

– Alors ma chérie, comment s’est passée ta journée ?
– Trop bien ! J’ai eu une image à l’école, t’es fière de moi maman ?
– Bien sûr que ta tata est fière de toi !

[Un joueur entre sur scène, il est aveugle. Pourtant, il regarde les autres joueurs droit dans les yeux.]

Vous l’aurez compris, si on lâche son personnage ou qu’on contredit sa nature profonde, c’est un refus de personnage. Cela marche aussi par rapport à ce que les autres définissent de vous. Si tout le monde dit de vous que vous êtes un avare et que vous ne le jouez absolument pas, c’est un refus de personnage également. Comme toujours, la limite est fine d’une faute à l’autre : si on vous impose un personnage de manière trop violente, il y a aussi rudesse excessive de la part du joueur en face.
 


Commentaires Facebook

Article précédent

On les emmerde.

Article suivant

L'impro dans 8 films cultes