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Des cours de stand-up enseignés aux enfants… C’est malheureusement ainsi que certains ont présenté le superbe projet (forcément, on aime) visant à enseigner l’improvisation à l’école comme cela a déjà pu être testé avec grand succès dans de nombreux établissement scolaires.

 

A l’origine du projet

Beaucoup s’accorderont à dire que l’initiateur de ce projet est avant tout Jamel Debbouze qui a, via l’association Déclic Théâtre, énormément oeuvré pour apporté l’improvisation dans les écoles. Car c’est là que la cible de son attention se trouve ! Certes, de plus en plus de troupes d’improvisation s’ouvrent aux adolescents, de la même manière que cela s’est fait il y a quelques années pour les troupes de théâtre… Mais encore faut-il y avoir accès !

L’école (merci Charlemagne) étant gratuite et obligatoire, c’est clairement le lieu où tous les acquis peuvent être communs. C’est aussi l’endroit où les inégalités doivent disparaitre et où les enfants doivent s’épanouir. L’improvisation théâtrale, pour ceux qui ont testé, offre ces vertus ! Vous voulez une preuve ? De plus en plus d’entreprises utilise l’improvisation comme axe de formation… Vous croyez qu’une entreprise claquerait des milliers d’euros dans une lubie de comédiens perchés ?

 

Parole aux détracteurs

Ecoutons tout de même les opposants… Quels sont les arguments ?

D’abord, on confond souvent stand-up (sans doute parce que Jamel Debbouze est connu pour ça) et improvisation théâtrale… Ce qui mène à l’incompréhension vis à vis de la volonté du projet : créer un climat de confiance réciproque, de respect mutuel et de confiance en soi.

Ensuite, on prétend que l’improvisation théâtrale en plus, ce serait des matières en moins. Sur le papier, ça a du sens. Le latin ou le grec perdus au profit de l’impro. Une question de goût en somme. Mais, si les bienfaits du latin sont indéniables, dans une école où le temps est compté et les activités limitées, vaut-il mieux parfaire sa propre langue et ses propres moyens d’expression ou ceux d’un passé révolu ? Sans oublier que l’improvisation n’a pas comme langue celle des cités.

Si on peut utiliser un « parlé quotidien », quid des catégories d’improvisation qui font voyager le corps et l’esprit ? Faire découvrir de manière ludique Shakespeare, Tchekhov, Molière ou La Fontaine à des enfants, n’est-ce pas une bonne idée ?

 

Ce qu’il en est aujourd’hui

Hollande qui assiste à un match d’improvisation de jeunes à Trappes, un évènement médiatique énormissime pour la petite sphère des improvisateurs. Forcément, ça ne pouvait pas être sans conséquence. Même Valls soutient l’idée de Jamel, alors que fallait-il de plus ? Mais où en sommes-nous de ce projet aujourd’hui ?

Difficile de trouver un article depuis avril qui traite encore de la question. Sans parler d’abandon du projet, puisque rien ne semble pour autant affirmer que ce soit mort, rien ne pousse non plus dans le sens de l’adoption d’une mesure de ce style.

Certains diront que c’est une bonne chose et que faire le pitre ne rend pas plus intelligent. Et d’oublier que l’art rend plus ouvert et aurait éliminé ce genre de réflexion trop simpliste de leur schéma de pensées…

 

Sources :
Jamel Debbouze : son traitement de fond pour l’école
Les cours d’improvisation font réagir

Hollande à Trappes avec Jamel Debbouze
Valls pense à intégrer l’impro à l’école

A voir également :
Liberté, égalité, improvisez (reportage Canal+)


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