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A la base, il s’appelait le Micetro. Puis, il fut renommé en Maestro par Keith Johnstone. Décrit dans son livre Impro for Storytellers, il s’agit d’un format compétitif avec un principe de base assez simple : on élimine des joueurs au fur et à mesure du spectacle jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un, le maestro ! A noter que ce format nécessite une licence pour pouvoir être joué et que la marque est déposée. Imagine donc que chaque mot de cet article se suit d’un ™.

 

Déroulé

Ici, pas de maître de cérémonie à proprement parler, mais un ou deux directeurs. Ces derniers lancent les catégories/styles/défis d’improvisation qu’ils souhaitent à leurs joueurs, pour les faire se surpasser.

  1. On inscrit les noms de tous les joueurs sur un grand tableau des scores (ou un vidéoprojecteur si tu es blindé)
  2. Le MC arrive sur scène et présente le spectacle au public
  3. Le MC accueille les joueurs
  4. On sélectionne (dans un chapeau par exemple) les joueurs au hasard pour la première impro
  5. A la fin de l’impro, on demande au public de voter (théoriquement entre 1 et 10 avec des panneaux, mais beaucoup le font à l’applaudimètre)
  6. On ajoute le nombre de points de l’impro au score de chaque joueurs qui y ont participé
  7. On joue d’autres impros jusqu’à ce que tous les joueurs soient passés une fois au moins
  8. On élimine le ou les joueurs ayant le score le plus bas
  9. Puis, on recommence une série d’impro
  10. On élimine, et ainsi de suite
  11. A la fin, il n’en reste qu’un, le Maestro

 

Règles

Pas de règle ou de faute particulière dans ce format plutôt ouvert. C’est ce qui fait le charme de ce short-form et son plus grand défaut : le cabotinage reste pleinement possible, et les joueurs les plus compétitifs en abusent parfois !

Aux directeurs, donc, d’expliquer au public comment noter au mieux pour les inciter à valoriser les improvisations les plus réussies, même si elles ne sont pas forcément drôles. Et de brieffer les joueurs avant le spectacle.

 

Décorum

Le Maestro est adaptable. Un peu comme la recette de la pâte à crêpes. On a tous la même base mais chacun y va de son petit ingrédient supplémentaire.

  • 1 ou 2 directeurs
  • 10 à 20 joueurs, habillés en civil (éventuellement numérotés)
  • 1 DJ ou musicien si l’on souhaite
  • 1 technicien lumière s’il s’agit d’une salle de spectacle

 

Ce qu’ils en disent
Je vais gagner ce Maestro. Je gagne toujours.
— Nicolas Dupont-Aignan
Tu vois Yvon, on aurait du déposer le concept du match d’improvisation. On serait blindés là…
— Robert Gravel

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