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C’est quoi un•e mercenaire ? Pour nous, ce sont ces gens en impro qui sont boulimiques de la scène. Ils n’ont pas réellement de critères pour refuser de jouer un spectacle : ils essayent d’en faire un maximum, peu importe la qualité du spectacle ou ce que ça raconte. Tu veux savoir si tu es mercenaire ou si tes potes le sont ? Très simple :

  1. La seule raison qui peut te faire dire non, c’est ton agenda
    Si tu avais une filmographie, elle ressemblerait à quelque chose comme : Transformers 2, Into The Wild, Les Tuche. Faire un match d’impro, un concept novateur et complexe ou un gros truc bien lourd et bien cabotin, tout te va. Le seul truc qui peut te faire refuser une date, c’est d’en avoir déjà une le même jour.
  2. Tu retournes souvent ta veste
    Un jour, tu es plutôt long form et jeu relationnel. Tu donnes un stage là-dessus, en expliquant l’intérêt de prendre le temps et de creuser le personnage. Le lendemain, tu es plutôt short form et tu ne penses qu’à un truc : les punchlines. Certains vont te dire que tu changes d’avis comme de chemise, mais non. Toi, tu réponds que tu es éclectique (ou bipolaire, tu choisis).
  3. Quand on te demande dans quelle compagnie tu joues, ça prend 1 heure
    Tu aimes ta liberté et tu ne veux appartenir à personne. Du coup, tu n’as pas une, deux ou trois troupes. Non, tu en as au moins cinq. Sans parler des invitations multiples que tu acceptes, sans même savoir ce que tu vas jouer et à quel spectacle tu participes.
  4. Pour toi, « toutes les expériences sont bonnes à prendre »
    La qualité ? Hein ? Quoi ? Non mais on fait de l’impro, on s’en fout. C’est en forgeant qu’on apprend pas trop à forger parce qu’en fait un coup je forge avec machin qui suit telle méthode et le lendemain je suis avec bidule qui suit une autre méthode. Mais bon, au moins je connais un paquet de méthodes de forge (si c’est comme ça qu’on dit).
  5. Tu partages un évènement par jour sur Facebook
    Et on ne parle que des évènements dans lesquels tu joues. De toute façon, il y a peu de spectacles dans ta ville dans lesquels tu ne joues pas.
  6. Tu es pote avec tout le monde
    Parce que le théâtre est un milieu de réseau, si tu te fais un ennemi tu es potentiellement mort•e. Il suffirait qu’on ne t’invite plus parce qu’on l’invite elle/lui. En ta présence, strictement interdit de dire du mal de quelqu’un qui improvise. Peu importe que cette personne soit machiste, xénophobe ou antipathique : on ne dit rien. Chut.
  7. Tu n’aimes pas le terme « mercenaire »
    C’est pas très gentil gentil de dire mercenaire, alors que toi ce que tu veux c’est faire des rencontres. C’est ça l’improvisation, non ? Des rencontres (NDLR : on ne veut pas casser le délire, mais en réalité c’est Tinder pour les rencontres. L’improvisation c’est du spectacle vivant. Enfin il parait).
  8. Tu joues avec les 10 mêmes personnes dans 20 troupes différentes
    On a déjà dit que tu jouais dans plein de troupes. Ce qu’on n’avait pas précisé, c’est que c’est toujours avec les mêmes personnes. En gros, dans ta ville il y a une dizaine d’improvisateurs qui tournent pas mal. Et ensemble, vous avez créé une troupe pour chaque combinaison possible : il y a celle d’Etienne et Margot. Celle de Margot et Albert. Celle d’Etienne et Albert…
  9. Si c’est payé, tu y vas
    C’est le principe d’un mercenaire, non ? (mais si ce n’est pas payé, tu y vas surement aussi)

 

Tag tes potes mercenaires…


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Timothée Ansieau

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