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Ne t’offusque pas : on aime les belles histoires chez Caucus. Mais on pense que privilégier les relations à l’histoire va en réalité dans le sens de l’histoire. Alors que l’inverse n’est jamais vrai. Tu as une histoire hyper construite mais basée sur des évènements extérieurs dont tout le monde se fout un peu. Pas encore convaincu ?

  1. Créer du lien
    Elle est super la dernière scène de ton impro longue. On arrive au climax de l’histoire et on se demande qui Marie va choisir entre l’homme qu’elle vient de rencontrer #1 et l’homme qu’elle vient de rencontrer #2. Mince : on s’en fout. Alors que si Marie doit choisir entre deux meilleurs potes, on retrouve notre fameux triangle amoureux et on est content. Relation 1 – 0 Histoire.
  2. L’empathie
    Ton personnage cherche une relique depuis 15mn. Il la trouve enfin. Il est super heureux. Dans le public, tout le monde se dit, et je cite : « bon bah voilà ». 15 minutes que tu galères pour que le public pense « bon bah voilà », t’as pas un peu les boules ? Parce que les reliques sacrées qu’on ne voit pas et qui n’existent pas, tout le monde s’en fout un peu. T’aurais fais la même quête pour retrouver ta maman, je t’assure qu’on se serait pas dit « bon bah voilà ».
  3. La simplicité
    Le mieux est l’ennemi du bien, parait-il. Contentons-nous de peu mais de choses efficaces. C’est bien de maîtriser les bascules, de savoir se jouer des cliffhanger et d’être capable d’écrire des scénarios de fou en 3mn. Mais finalement, une seule scène, très simple, sans effet, entre deux personnages qui ont un lien fort ça marche au poil. Et ça nous touche bien plus que de voir défiler plein de personnages secondaires et inconnus qui miment des décors qui n’existent pas.
  4. Les relations créent l’histoire
    L’inverse est plus difficile. Bien sûr dans toute histoire on inclut des relations, mais leur caractère secondaire fait qu’elles n’ont pas l’importance qu’elles devraient avoir. Exemple simple : d’un côté, une histoire d’héritage dans laquelle Jean va essayer de récupérer l’argenterie de la maison, qui en fait appartenait à sa mère. De l’autre côté, on découvre que Jean aime éperdument sa mère et qu’à sa mort, il n’a qu’un seul objectif : récupérer le souvenir des repas passés avec elle. C’est la même histoire, mais donner la priorité à la relation lui donne une force incroyable.
  5. Ça se joue !
    Les relations, ça se joue. Tu sais ce que c’est que d’avoir un ami, un amant, un patron, une mère, un grand frère. En revanche, tu n’as jamais piloté un avion, tu n’as jamais vécu de tremblement de terre (du moins on te le souhaite). Alors en privilégiant l’histoire coûte que coûte, tu te retrouves à devoir jouer faux ou approximatif. En privilégiant avant tout la relation, c’est l’histoire qui la suit et non l’inverse. Comme tu sais jouer les relations, les scènes sont plus crédibles.
  6. Le sensitif plutôt que la technique
    Les relations font appels aux sentiments : amour, haine, dégoût etc. Les histoires seules, font plus appel à la curiosité, à l’apprentissage. On raconte une histoire. On vit une relation. Or, ce n’est pas si intéressant que ça d’utiliser toute sa technique de conteur pour nous inventer une histoire sortie tout droit de notre tête. En revanche, vivre avec le public une relation crédible et sincère… Wahou !

Toi aussi, tu préfères privilégier les relations aux histoires ?


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