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Au début, tout va bien. Tout le monde se parle. Et puis de jour en jour différents types de sous-groupes se créent au sein de la troupe. Quelque part on est heureux parce que ça veut dire que de jolies rencontres se sont faites. Parfois on est aussi malheureux parce que le grand groupe se divise et c’est la fin d’une époque. Si ta troupe a tenue en 2017, en 2018 tu peux t’attendre à voir arriver :

  1. Ceux qui se professionnalisent
    Ils ont la rage de vaincre, envie de faire de l’impro à gogo et ne resteront pas longtemps dans la masse. Ils veulent se démarquer, faire un tour de France avec leurs spectacles, devenir champion du monde d’impro (ce titre a-t-il du sens ?). Certains commencent même à développer une sorte de dégoût des « amateurs » (beurk beurk beurk).
  2. Ceux qui jouent UN spectacle
    Et JUSTE celui-là. On connait tous des comédien.ne.s qui se spécialisent non pas dans une méthode d’impro ou un style de théâtre… Mais dans un seul spectacle. Bien souvent, ça tourne autour du match d’impro, mais ça peut aussi être le cas pour un concept créé de toute pièce ou un Deus Ex Machina. Ne leur demande pas de jouer autre chose, ils ne savent (et ne veulent) plus faire.
  3. Ceux qui s’en battent les c******
    On aurait pu dire « qui n’en ont rien à faire », mais non. C’est plus fort que ça. Vraiment. Ils sont là mais ne savent peut-être même pas pourquoi. En tout cas, ils n’ont aucune envie particulière, aucun objectif et peut-être même aucun affect particulier pour le théâtre et l’impro. Mais comme ils sont plusieurs à ne pas savoir ce qu’ils foutent là, ils se retrouvent entre eux en dehors pour boire des bières (histoire de donner un peu de sens à tout ça).
  4. Ceux qui créent un business
    Ils font de l’impro depuis cinq ans et dans leur vie ils ont des postes de directeur.trice commercial.e, de chargé.e de communication ou de community manager. Ils savent que s’ils allient leur force ils peuvent créer une vraie marque et profiter de l’engouement autour de l’impro pour se blinder d’oseille.
  5. Ceux qui veulent jouer avec leurs potes
    Amateur / pro / impro ou équitation / cabaret ou triptyque, ils s’en foutent complétement. Eux, ce qu’ils veulent, c’est juste jouer entre eux. Créer un petit groupe de gens qui se kiffent particulièrement au sein de la troupe parce qu’ils trouvent qu’ils ne jouent pas assez ensemble.
  6. Ceux qui sont là pour la compétition
    L’impro, c’est la rencontre bla bla bla… PAS DU TOUT, vont te dire ceux-là. Ou, pour être plus précis, ils vont te faire sournoisement croire que si, mais en réalité ils n’attendent que l’opportunité qui leur permettra de briller face à toi. Tu les connais, ce sont ceux qui comptent les étoiles qu’ils ont fait durant la saison.
  7. Ceux qui reprennent l’asso
    Parce qu’au lieu de se plaindre du groupe qui change, ils ont décidé de faire un bon gros putsch pour transformer l’asso en ce qu’ils veulent. Pour finalement devenir un bureau comme les autres au bout de quelques mois (oui, c’est un peu de la politique de diriger une asso).
  8. Ceux qui veulent finir dans Télérama
    Ils se retrouvent autour d’un verre de vin à 20h20 tous les 20 du mois, échangent pendant 20mn sur les derniers spectacles qu’ils ont vu puis se demandent s’ils ne pourraient pas écrire un spectacle d’impro autour de la biodiversité. Tout ça pour finir par se dire que ce qui est vraiment anticonformiste c’est d’improviser sans même improviser. De rester chez soi à boire des verres de vin, en gros. En critiquant les j’m’en foutistes qui boivent des bières 100m plus loin.
  9. Ceux qui veulent devenir célébre
    On y échappe pas, dans aucun domaine artistique. Tu as tout le temps un groupe qui n’a qu’une envie : « devenir quelqu’un ». Du coup, ils sont prêts à s’allier à tous les autres sous-groupes, du moment qu’ils jouent un maximum et qu’on reconnait leur talent. En général, ils envoient 10 messages par jour à Caucus pour qu’on leur crée une fiche et qu’on parle d’eux.

 

Alors, t’as reconnu tes potes ? C’est quoi leur sous-groupe ?


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